La loi de 1901 sur les associations
Avant cette loi, il était difficile de se rassembler à plus de 20 sans autorisation !
Adoptée le 1er juillet 1901 sous l'impulsion de Pierre Waldeck-Rousseau, la loi sur le contrat d'association reconnaît à chacun la liberté de se regrouper pour mener un projet commun. Les débats autour de cette loi trouvent un large écho à Cholet et dans les pages de l'Intérêt Public. Ancien maire de Cholet et député, Jules Baron s'oppose aux mesures concernant les congrégations religieuses et organise à Cholet une conférence sur ce sujet. Il défend aussi les moyens permettant aux associations de vivre, notamment grâce aux souscriptions publiques et à la rémunération de certains services rendus.
L'esprit associatif ne naît cependant pas avec la loi de 1901. Sociétés de secours mutuels, œuvres de bienfaisance, sociétés musicales, patronages, associations sportives ou culturelles animent la ville et viennent en aide à la population. Les congrégations religieuses sont très présentes dans les écoles, les œuvres charitables et le sport. Parmi les plus anciennes associations choletaises encore existantes figurent l'Harmonie Choletaise (aujourd'hui O.H.C) en 1848, la Société des Sciences, Lettres et Arts de Cholet, fondée en 1881 à l'initiative du docteur Léon Pissot, et trois associations sportives : le Véloce Club fondé en 1888, les Enfants de Cholet, fondée en 1889 et la Jeune France fondée en 1903.
À l'occasion du centenaire de la loi, en 2001, la Ville de Cholet, l'Office municipal des sports et le Campus universitaire organisent un colloque consacré à la liberté d'association et au bénévolat, et rappellent leur rôle essentiel.
Aujourd'hui, Cholet compte plusieurs centaines d'associations dans les domaines du sport, de la culture, du patrimoine, de la solidarité ou de l'éducation. Cette liberté d'association peut donc sembler naturelle, mais avant 1901 les regroupements étaient étroitement encadrés et les réunions de plus de vingt personnes étaient soumises à autorisation.