Insolite - Le dépôt des planteurs de tabac
Au 19e siècle, la règle est simple : interdiction de cultiver le tabac en France. En 1822, de nombreux plants illégaux sont détruits sur le territoire de Cholet. Les agents des contributions patrouillent, arrachent les cultures clandestines et verbalisent : 50 francs d’amende pour chaque centaine de pieds.
Après la Seconde Guerre mondiale, l’État commence à encourager les plantations. Les syndicats de planteurs sont aidés financièrement et des échanges sont organisés avec la Dordogne, alors région de référence. Cette année-là, 63 habitants de Cholet obtiennent l’autorisation de planter du tabac.
Le cadre reste cependant très strict. Les planteurs reçoivent des graines, mais ils ne peuvent garder qu’un mètre carré de semis pour 400 pieds cultivés. Tout surplus doit être détruit, sous peine d’amende.
En 1960, le syndicat des planteurs de Cholet fait construire un dépôt près du nouvel abattoir, (aujourd'hui parking de l'entreprise Charal). Le bâtiment sert alors de centre de stockage et d’organisation de la production locale.
Il disparaît entre 1996 et 1998.