Cholet, ville et agglomération
Les archives du Choletais

Le chien en ville

Le chien en ville

21Fi11 - Travaux d'aiguilles en bonne compagnie, 1900
21Fi11 - Travaux d'aiguilles en bonne compagnie, 1900

Une taxe sur les chiens est instaurée en 1855, sous Napoléon III. Elle a pour objectifs de limiter la prolifération des chiens errants et lutter contre la rage. Les chiens sont classés en différentes catégories : chiens de garde, de chasse ou " d'agrément ", considérés comme des animaux de luxe. Les chiens d'aveugles et les chiots encore nourris par leur mère échappent à l'impôt. Chaque animal taxé doit porter au collier une médaille attestant du paiement.

À Cholet, cette taxe permet aussi de connaître la population canine. En 1926, on recense 193 chiens de garde, 21 chiens de chasse et 10 chiens de luxe. La taxe disparaît en 1960 à Cholet et au Puy-Saint-Bonnet.

Les déjections canines ne sont pas, à cette époque, une préoccupation. Les rues accueillent encore chevaux et charrettes ; le crottin fait partie du paysage ! Avec la disparition de la traction animale, l'urbanisation et l'augmentation importante du nombre de chiens de compagnie, les attentes en matière de propreté évoluent.

À partir des années 1980, la municipalité choletaise rappelle aux propriétaires que les chiens doivent faire leurs besoins dans le caniveau, la pluie et les balayeuses étant censées assurer ensuite le nettoyage. Contrairement à certaines grandes villes, Cholet refuse alors l'installation de motocrottes ou de canisettes, jugées trop coûteuses pour les contribuables.

La question du ramassage des déjections fait son chemin. Si l'idée de distribuer des sacs ou de sanctionner les contrevenants est évoquée, la municipalité privilégie longtemps la pédagogie plutôt que la répression. Les propriétaires sont invités à faire preuve de civisme.

Le ton change à partir de 2012. Plusieurs campagnes de communication mettent en avant l'amende encourue par les propriétaires qui ne ramassent pas les déjections de leur chien. En un siècle et demi, la priorité est donc passée de la lutte contre les chiens errants à la responsabilisation des maîtres.

Partager la page