Des anneaux... aux parcmètres
L'évolution du stationnement à Cholet raconte toute une histoire !
Le stationnement est bien plus ancien que l'automobile. Au XIXe siècle, il est déjà réglementé. Les chevaux constituent alors le principal moyen de transport. Pour les immobiliser sans gêner la circulation, des anneaux métalliques sont fixés aux façades des maisons, des commerces et des auberges.
La loi du 30 mai 1851 sur la police du roulage interdit de laisser stationner une voiture attelée sur la voie publique. L'objectif est de garantir la libre circulation et laisser le trottoir aux piétons. En 1921, cette interdiction est étendue à tous les véhicules, y compris les automobiles qui commencent à apparaître dans les rues choletaises. En 1920, 234 véhicules sont immatriculés à Cholet !
Après la Seconde Guerre mondiale, la hausse du nombre d'automobiles est importante. Pour faire face à cette nouvelle situation, le maire Georges Prisset signe, en 1959, un arrêté réglementant la circulation et le stationnement dans le centre-ville. Parmi les mesures adoptées figure le stationnement alterné : les véhicules doivent se garer du côté des numéros pairs les jours pairs et du côté des numéros impairs les jours impairs, même dans les rues à sens unique. Le stationnement de longue durée est limité aux « parcs de stationnement » autorisés, on ne parle pas encore de parking, et ne peut dépasser douze heures.
Afin de favoriser la rotation des véhicules, Cholet adopte, en 1963, le système de la zone bleue en centre-ville. Les automobilistes utilisent un disque de stationnement dont la première version distribuée aux habitants est ornée des armoiries de la ville. Cette mesure permet aux commerçants de conserver des places disponibles pour la clientèle.
Au début des années 1970, la ville compte 749 places de stationnement. En 1974, sous le mandat de Maurice Ligot, on installe les premiers parcmètres.
Des anneaux aux parcmètres, l'histoire du stationnement raconte aussi l'évolution des moyens de transport !