Les archivesdu Choletais
Les archives du Choletais

Zoom sur l'exposition Choletmorphose - épisode 1

Découverte de l'Œnochoé

Le service des Archives municipales présente, jusqu'au 6 avril, une exposition intitulée Choletmorphose qui retrace l'évolution urbanistique de la ville de Cholet, de la période gallo-romaine à la Première Guerre mondiale. 

Chaque mois, vos archivistes mettent en lumière un objet présenté au public. Ce mois-ci, intéressons-nous à une poterie ancienne qui porte le nom d'Œnochoé exposée dans le premier espace de l'exposition.

Œnochoé à bec tréflé, IVe siècle. Coll. Musée d'Art et d'Histoire
Œnochoé à bec tréflé, IVe siècle. Coll. Musée d'Art et d'Histoire

Dans la Grèce antique, une œnochoé est un pichet qui sert à puiser le vin dans le cratère ( sorte de grande coupe ou vase ) où il a été coupé à l'eau, avant de le servir. 

Ce type de vase se caractérise par une anse unique et une petite taille. Il en existe plusieurs types, le plus courant possédant un bec tréflé.

Dans le monde antique, boire son vin coupé à l'eau est un signe de civilisation. Les Grecs et les Romains le boivent ainsi à la différence des Gaulois qui eux boivent le vin pur !

6Num31/03 - Photographie de l'hôtel Pérotaux. Coll. AMC
6Num31/03 - Photographie de l'hôtel Pérotaux. Coll. AMC

Perotaux, nom de Joseph Pérotaux époux de Marguerite Ehrmann !

En 1881, une nécropole est découverte lors des travaux de construction de l'école des filles, rue du Paradis. Le docteur Léon Pissot, passionné d'archéologie et président de la Société des Sciences Lettres et Art, est appelé sur le chantier. Il va fouiller une douzaine de tombes et inventorier le mobilier funéraire enseveli.

À la même période, Charles Ehrmann, industriel alsacien réfugié à Cholet, fait construire, entre la rue du Paradis et l'avenue Gambetta, la belle propriété que les Choletais connaissent aujourd'hui sous le nom d'hôtel Pérotaux. 

L'œnochoé que nous vous présentons a été retrouvée pendant les travaux de creusement d'une citerne sur la propriété. En 1893, M. Ehrmann en fera don au Musée de Cholet. 

On peut encore voir aujourd'hui sur le vase la trace d'une ancienne étiquette où figurait l'inscription "vase gallo-romain trouvé par M. Ehrmann dans sa propriété entre les rues du Paradis et Gambetta".

Sources : ouvrage Émergence, archéologie et histoire du Choletais,